Insula Dulcamara

Les deux variantes évoquent un pays Vainoki où ne vivent que des femmes dont la reine est Hina. Ces femmes s’accouplent à des racines aériennes de Pandanus Odoratissimus dont les plus jeunes, libres, obliquent vers le sol. Seules viennent au monde des filles.  — Serge Dunis

Hina immerge son corps vieillissant dans l’eau. Peau et cheveux flottent à la surface, elle mue. Afin de retrouver ses forces vitales, Hina s’expose ensuite longuement aux rayons du soleil. C’est sur cette idée d’un pouvoir régénérateur de la lumière que le projet s’appuie. Des femmes en combinaisons blanches sont présentes dans l’espace d’exposition, elles prennent soin du lieu, de l’architecture et des éléments matériels qui le composent. Elles en sont les gardiennes, agissant par les gestes, elles émettent des sons apaisants, parfois stridents, travaillant un rythme qui agit sur le spectateur de manière hypnotique. 

Insula Dulcamara , 2016

Projet réalisé en collaboration avec Amélie Giacomini
Sculpture, 350×240 cm, cuivre, résine, pigments, tubes néon. Film, 2K couleur, 12 minutes. Installation sonore, 7.1, 50 minutes. Performance. Installation, 4 tonnes pouzzolane.
Performance: Anna Gaïotti, Laura Giacomini, Lotus Edde-Khouri et Catherine Thouzeau. Son: Raffaele Grimaldi. Image: Antoine Waterkeyn. Remerciements: Fréderic Mullatier.

Images
Insula Dulcamara, vues d'exposition, Galeries Nomades 2016, GAC, Annonay, ©Blaise Adilon

Elle ne fait que passer entre ces deux pôles d’énergies, cuivre et électrodes, dans un processus de régénération. L’air s’électrise entre ces corps conducteurs. Elle ne nous regarde pas. Elles sont chez elles et nous sommes spectateurs.

— Ilan Michel, décembre 2016